Le témoignage de Sandra, partie en mission de volontariat au Mexique en 2015

22 avril 2016Le témoignage de Sandra, partie en mission de volontariat au Mexique en 2015

Découvrez le témoignage de Sandra, partie en mission de volontariat au Mexique en 2015 dans le cadre d’un service civique auprès d’une association qui œuvre en faveur des migrants !

Sandra est partie en mission de volontariat au Mexique en 2015 dans le cadre d’un service civique auprès d’une association qui œuvre en faveur des migrants.

  • Auprès de quelle association es-tu partie ? Quelle était ta mission ?

En 2015, à la fin de mes études j’ai décidé de m’engager sur une mission de développement en Amérique Latine. Je souhaitais réaliser une mission là-bas car mes études étaient orientées sur cette zone géographique et cela me permettait de mettre en pratique ce que j’avais appris pendant mes études et de me faire mon propre point de la situation sur place. J’avais déjà  vécu dans d’autres pays d’Amérique du Sud et cette fois-ci je souhaitais découvrir la région mésoaméricaine. J’ai donc rejoins une ONG mexicaine spécialisée dans le travail auprès des migrants et des communautés indigènes. Il s’agit de Voces Mesoamericanas – Acción con Pueblos Migrantes, situées à San Cristobal de las Casas, dans le Chiapas (proche de la frontière avec le Guatemala). Je travaillais avec le responsable d’un programme sur la mise en place del Museo Migrante, un musée itinérant se déplaçant dans les communautés indigènes impactées par la migration.

  • Pourquoi être partie avec GINKGO ? Comment se sont passées les différentes étapes de cette expérience (Recherche de mission, entretien, préparation au départ, retour de mission etc)

J’ai décidé de partir via GINKGO car j’ai trouvé cette mission sur leur site internet, et j’ai tout de suite eu un coup de cœur pour l’ONG mexicaine. Je connaissais déjà GINKGO et avait entièrement confiance en eux. Les différentes étapes de préparation se sont très bien déroulées. J’ai d’abord contacté GINKGO pour leur faire part de ma volonté de partir sur cette mission avec eux. Par la suite nous avons échangé à plusieurs reprises pour affiner mon projet. J’ai eu un premier entretien avec eux et un deuxième avec la structure locale qui se sont, tous les deux, très bien passés. Tout au long de ma préparation au départ, j’ai été suivie afin que mon départ se passe le mieux possible.

  • Es-tu partie dans un pays qui comportait des enjeux sécuritaires ? Si oui, comment les as-tu gérés ? La PAD t’a-t-elle aidé à adopter un comportement prudent ?

Le Mexique est un pays stable politiquement, mais où les droits de l’Homme ne sont pas du tout respectés, encore moins vis-à-vis des migrants. Cette une problématique qui dérange le gouvernement. Il  a fallu donc que je fasse attention sur certains points relatifs à mon travail avec l’ONG, c’est-à-dire respecter certaines règles de sécurité sur place.

  • Comment s’est déroulée ta mission ? Est-ce que cela correspondait à tes attentes ?

Ma mission s’est très bien déroulée. Sur place, j’ai très bien été intégrée à l’équipe de travail. J’ai énormément appris des enjeux de la migration et des réalités sur place. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec l’ONG. C’est une structure militante et engagée qui défend les droits des migrants et qui promeut l’autogestion des peuples indigènes. De plus, j’y ai découvert des valeurs et une vision du développement et de l’autogestion que j’ai trouvée passionnante et qui méritent à être connues, tant elle est basée sur le respect de tous et sur l’importance du collectif.  Ma mission correspondait complètement à mes attentes car je souhaitais être sur place pour m’intégrer à un projet de développement local, initiés par des locaux. J’ai donc été complètement satisfaite !

  • As-tu rencontré des difficultés sur place ? Comment les as-tu surmontées ?

Toutefois, il m’a fallu un temps d’adaptation à la mission. La thématique est très complexe et je ne la connaissais que très peu avant de commencer la mission. Au début, je me suis retrouvée un peu « noyée » dans tant d’informations et de situations nouvelles. Mais avec le temps, j’ai fini par m’y retrouver et à pleinement m’intégrer. C’est pour cela qu’il était important pour moi de partir minimum 6 mois.

  • Poursuis-tu ton engagement depuis ton retour ? Si oui, de quelle manière ?

A mon retour en France, j’ai souhaité continuer mon engagement auprès des migrants car cette expérience m’a complètement ouvert les yeux sur les réalités de la migration (très différentes de ce qu’on peut entendre ici). Alors que j’étais au chômage, j’ai décidé de devenir bénévole dans une association qui accueille et accompagne les migrants dans leurs démarches. C’était très intéressant car j’ai découvert une facette différente de la thématique et rencontré des personnes formidables. Malheureusement, il y a peu, j’ai dû arrêter car j’ai trouvé un travail et je n’ai pas pu concilier les deux.

  • As-tu un souvenir/anecdote marquant à nous raconter ?

Au début de ma mission, pour mieux comprendre l’environnement de travail et l’importance des actions de l’ONG, je suis partie une semaine dans une famille d’une communauté indigène avec laquelle l’association travaille. J’ai donc partagé leur quotidien afin que mon travail ait par la suite plus de sens. Ce fut une expérience vraiment enrichissante et pleine d’enseignements. J’ai donc vécue dans la montagne au rythme de la famille : cuisiner les tortillas (galettes de maïs qui sont la base de tous les repas), travailler dans une plantation de café, découvrir la confection des habits traditionnels, partager le repas familial le week-end, suivre la vie de la communauté et j’ai également appris quelques mots de langue traditionnelle. Les familles indigènes ne parlent espagnol que si elles l’ont appris à l’école, sinon ce n’est pas leur langue maternelle. Dans la communauté dans laquelle j’étais, ils parlent le Tsotsil. Cela ne ressemble pas du tout à l’espagnol et j’ai appris (enfin j’ai essayé d’apprendre) quelques bases afin de pouvoir communiquer avec les personnes. Cela nous a valu quelques fous-rires car la prononciation est très différente.