Magali au Burundi

14 février 2017Magali au Burundi

Equipe souriante Play International

Découvrez le témoignage de Magali, partie en mission de Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) au Burundi, pour l’ONG PLAY INTERNATIONAL ! Depuis plus d’un an, PLAY INTERNATIONAL, ONG du GROUPE SOS, a en effet noué un partenariat avec GINKGO pour l’envoi de volontaires sur ses projets. Ces volontaires, comme Magali, participent à la Préparation Au Départ (PAD), et bénéficient du suivi complet de GINKGO, avant, pendant et après la mission.

 

Vous souhaitez envoyer des volontaires sur vos projets de solidarité internationale mais n’avez pas l’agrément pour recruter des VSI? GINKGO peut vous accompagner en assurant l’envoi et de suivi de ces volontaires sur le terrain. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez davantage d’informations.

 

Ta mission Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) en 3 mots

Engagement, interculturalité, plaisir

 

Pourquoi cet engagement au Burundi?

C’est la 3ème fois que je viens au Burundi depuis 2010. A chaque fois, cela a été une question d’opportunité ! Si la première expérience était d’une courte durée (15 jours) dans le cadre de la coopération que la région Pays de la Loire menait au Burundi (en lien avec le Staps -Sciences et techniques des activités physiques et sportives – de Nantes), les deux autres m’ont permis de travailler dans le domaine de l’éducation par le sport : 9 mois au Comité National Olympique du Burundi en 2013, puis aujourd’hui, me voilà depuis 6 mois de retour au Burundi, via ce VSI d’un an chez PLAY International. Au-delà, le Burundi est un petit pays attachant, tout comme les burundais. Cela sera toujours un pays à part à mes yeux.

 

Quel sont les grands avantages du sport dans l’éducation des plus jeunes ?

Les jeux sportifs permettent de mobiliser un grand nombre d’enfants autour d’une même activité, de par le potentiel fédérateur qui génère ce type d’activité. Cela créé des espaces de parole pour les enfants et également une opportunité pour l’animateur de sensibiliser les enfants sur des thématiques spécifiques (handicap, scolarisation, pauvreté …comme nous le faisons via la Playdagogie = http://playdagogy.org/playdagogie/) ainsi que d’apprendre aux enfants le respect des règles de la vie en communauté. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’à travers ces jeux sportifs, des personnes qui avaient des a priori les uns sur les autres peuvent se rencontrer et jouer autour d’une même activité, une même passion. Ce type de rencontre est fréquent à travers les projets que nous menons, au sein des quartiers de Bujumbura (où les préjugés entre quartiers peuvent être importants) ou encore dans les villages de rapatriés. Les jeux sportifs y sont utilisés comme outil permettant de casser les idées reçues sur ces populations rapatriées et permettent de mieux les intégrer dans la communauté locale. Avec l’actualité que vit actuellement le Burundi, la création de ces espaces de dialogue est essentielle pour les enfants et la communauté en général.

 

Petite anecdote dans ta vie quotidienne en Afrique de l’Est

Bujumbura, même si elle est la capitale du pays, ressemble davantage à un grand village. Installée au bord du Lac Tanganyika et bordée par les collines, elle offre de superbes paysages. J’aime particulièrement aller au bord du lac, où l’on peut apercevoir les hippopotames, tout en regardant le soleil se coucher sur les montagnes du Congo, de l’autre côté du lac. Même si le Burundi traverse des temps difficiles, cela reste un beau pays, qui mérite d’être connu et reconnu.

 

Ton ressenti à mi-parcours de la mission

Ces 6 premiers mois ont été intenses. L’organisation s’agrandit, les projets se multiplient, cette aventure est un vrai challenge. J’ai la chance d’avoir une équipe solidaire et accueillante, que ce soit les locaux ou les expatriés. Je coordonne 4 projets actuellement, dont un en République Démocratique du Congo où nous allons former des animateurs dans le camp de réfugiés burundais de Lusenda. Tous ces projets sont riches, de par l’impact qu’ils génèrent sur le terrain, mais également de par les rencontres qu’elles permettent de faire. Depuis 6 mois, j’ai participé à la formation et au suivi des animateurs de notre réseau (près d’une centaine sur l’ensemble du pays) et comme j’ai été animatrice moi aussi pendant plusieurs années en France, c’est toujours intéressant d’échanger sur nos expériences respectives et voir comment ils arrivent à encadrer au quotidien plus d’une centaine d’enfant sur un même espace.

 

Tes éventuels conseils aux personnes qui souhaitent s’engager dans le volontariat en général et aussi particulièrement avec PLAY INTERNATIONAL.

Je recommande fortement aux gens qui le souhaitent de s’engager dans une mission de volontariat : quoiqu’il arrive vous en serez gagnant. Aujourd’hui, je suis dans ma 3ème année de volontariat et je suis passée par 3 dispositifs différents : le Service Volontaire Européen, le Service Civique et aujourd’hui le Volontariat de Solidarité Internationale. Ce sont des opportunités qui, à mon sens, ne sont pas assez valorisées ni connues alors qu’elles permettent d’aller vivre une expérience à l’étranger, de rencontrer des gens incroyables et d’ouvrir les yeux sur un autre monde ! Bref : foncez !

Faire un volontariat chez PLAY International c’est avoir l’opportunité de collaborer sur des projets riches et variés. L’ONG développe des projets dans différents pays dont la France, le Kosovo et le Burundi : 3 pays aux problématiques différentes. De plus, il existe peu d’organisation qui utilisent les activités sportives avec une réflexion pédagogique derrière, comme le fait PLAY. Donc, si en lisant les projets développés par l’ONG, cela vous plaît, même conseil que tout à l’heure : Foncez !

Qui ne tente rien n’a rien 🙂