Un jour, une destination : le Pérou

30 octobre 2017Un jour, une destination : le Pérou

Actuellement en mission de volontariat GINKGO au Pérou, Eva nous en dit plus sur son engagement auprès d’une association locale qui a pour mission de réinsérer les jeunes et adolescents des rues au sein de leurs familles et de la société.

Je m’appelle Eva, j’ai 23 ans et j’ai obtenu un diplôme d’Etat d’Assistant de service social ainsi qu’une licence en Science de l’Education option travail social et handicap. Je suis passionnée par les relations humaines, par le bénévolat et par toutes les problématiques humaines. J’ai toujours voulu m’engager dans une mission de développement à l’international, mon projet étant de faire carrière dans l’humanitaire. Déjà au collège je voulais partir à l’étranger afin d’apprendre d’autres cultures et élargir mes horizons. J’ai travaillé mon projet de mission durant de longs mois, souhaitant m’engager dans une mission en tant qu’assistante sociale/éducatrice spécialisée.

Mon but est de pouvoir réellement apporter mes compétences et connaissances en tant qu’assistante sociale auprès d’une association locale.

Je m’étais ainsi fixée de travailler deux ans en tant qu’assistante sociale en France avant de partir à l’étranger, afin de me créer une réelle éthique et identité professionnelle. En juin 2017, j’ai atteint mes deux ans ! Je me suis donc engagée en septembre 2017 pour une mission de 7 mois au sein d’une fondation Péruvienne en qualité d’éducatrice spécialisée/assistante sociale.

Au sein de cette association mes activités quotidiennes sont les suivantes : durant les deux premières semaines j’ai travaillé en tant qu’éducatrice auprès de 10 jeunes âgés de 8 ans à 16 ans, placés au sein de la maison d’accueil de la fondation. J’étais chargée de la prise en charge, de  l’animation et du suivi de ces jeunes au quotidien.

Etant assistante sociale de formation, je souhaitais me rapprocher davantage de ma formation initiale, afin de valoriser cette expérience lors de mon retour en France. Ainsi, depuis peu, je travaille aux côtés de l’assistante sociale au sein du service social de la fondation. Plus précisément, je suis en lien avec les écoles des enfants pour faire le point sur leurs difficultés scolaires mais également en lien avec leurs familles afin d’évaluer si un retour à domicile est possible ou non. Je réalise également des ateliers éducatifs auprès des enfants et de leurs familles.

De plus, je réalise un diagnostic des manques et lacunes de l’association en termes de méthodologie. Ainsi, je mets en place des documents spécifiques pour améliorer l’accompagnement des jeunes : boite à idées, projet d’accompagnement personnalisé, tableau récapitulatif, règlement intérieur…

Avec l’aide de trois autres éducateurs français et d’une psychologue espagnole (qui est aussi la coordinatrice des différents services), j’essaie d’apporter de la nouveauté et une méthodologie au sein de l’association. Ce n’est pas facile car les éducateurs et la responsable ne sont pas formés et fonctionnent d’une manière différente. Mais peu à peu, nous arrivons à impulser une dynamique de changement et à mettre en place nos idées en étroite collaboration avec le personnel de la fondation.  

Ma vie au quotidien est très différente de celle que j’avais en France. En effet, la ville d’Ayacucho ressemble à un « bidonville » géant par rapport à ce que nous connaissons en France. L’eau n’est pas potable, l’hygiène de la nourriture (et de manière générale) est très précaire (surtout pour la viande !). Il y a des coupures d’électricité et l’eau de la douche est souvent froide. Il n’y a pas d’isolation phonique ni thermique.

Arriver ici, même si l’on s’est préparé en amont, est tout de même un choc, il faut l’avouer. La pauvreté est cruellement apparente ici. Mais on s’habitue très rapidement à ces conditions de vie. Les gens sont très ouverts et sont adorables avec les étrangers. Ils font énormément d’efforts pour parler lentement et essayer de nous comprendre, malgré nos difficultés de langue.

Je craignais d’être bloquée par la barrière de la langue dans le quotidien. Au final, avec mon niveau en espagnol, je m’en sors mais il est tout de même frustrant et difficile de communiquer avec les enfants de l’association.

Je pense rester au poste d’assistante sociale pour le reste de ma mission et aller observer voire travailler au sein des autres services de la fondation (services de rue, service d’accueil de nuit).

Je conseille aux futurs volontaires de travailler leur espagnol avant le départ, car il me parait nécessaire d’avoir un niveau d’espagnol correct afin de pouvoir s’épanouir au sein de la structure.

A mon retour de mission, j’ai l’opportunité de réintégrer mon poste d’assistante sociale au sein du service dans lequel je travaillais avant  mon départ. Bien que ma mission ici ne soit pas finie, j’ai déjà le projet de partir pour une nouvelle mission en 2019 ou 2020, mais cette fois-ci en Afrique ! Mon projet étant de faire carrière auprès d’une ONG française à échelle internationale. A voir ce que mon avenir professionnel me réserve !

 

                                Je vous souhaite de vous réaliser dans votre prochaine mission !