Un jour, une destination : l'Inde

9 octobre 2017Un jour, une destination : l’Inde

Louis-Marie a récemment débuté une mission de volontariat GINKGO au sein d’une association indienne qui vient en aide aux enfants issus de milieux socialement et économiquement marginalisés en leur donnant gratuitement accès à une formation académique et musicale de qualité reconnue par l’État.  Louis-Marie revient sur les débuts de sa mission informatique.

  • Ta mission en quelques mots

Ma mission consiste principalement à jouer le rôle de « computer master ».  Concrètement, je m’occupe de tout ce qui est en lien avec les appareils électroniques : inventaire de ces appareils, maintenance et réparation dans le cas de virus, d’un accident matériel ou d’un souci logiciel, réseaux Wifi et LAN.

J’ai également le rôle de professeur d’informatique. Je gère des classes d’une dizaine d’élèves, âgés de 8 à 12 ans. Les cours ont pour objectif de leur apprendre les bases sur le fonctionnement des appareils électroniques et sur l’utilisation de certains logiciels : Paint, Word, Excel, Powerpoint. Enfin, j’accompagne les jeunes au cours des évènements sportifs et culturels.

  • Pourquoi cet engagement ?

J’ai 23 ans et je désirais avant tout sortir du cocon très (trop) confortable dans lequel j’ai évolué. Changer de cadre en allant à l’étranger, se rendre utile en aidant les personnes dans le besoin, « s’ouvrir au monde » et prendre conscience des différences culturelles. Autant de points qui permettent de mûrir sur les plans intellectuel et comportemental.

  • Petite anecdote dans ta vie quotidienne ?

Avec un autre volontaire, je me suis rendu dans une des maisons/dortoirs pour les étudiants (au sein de l’école créée par l’association les filles et les garçons sont répartis dans des maisons une pour les filles et une pour les garçons) afin de compléter et mettre à jour la liste de l’inventaire électronique. Dans le placard de l’une de ces maisons/dortois où se situait la télévision, le vidéoprojecteur et le lecteur DVD, nous nous sommes rendu compte qu’une grande partie des fils avaient été mangés par les rats et qu’une fourmilière avait élu domicile sous la TV. J’avoue qu’en voyant cela, j’ai encore mieux compris la nécessité d’un computer master pour fixer quelques règles de conduites envers le matériel alloué. 

  • As-tu rencontré des difficultés ?

Je ne nierai pas en avoir rencontré ! Même après un mois de mission, certaines choses restent difficiles à gérer, notamment par rapport à la nourriture qui reste assez peu diversifiée, et à la différence linguistique qui nécessite de faire preuve d’une grande patience, d’un côté comme de l’autre. Concernant le climat et les conditions de vie, on s’y fait très rapidement.

Par rapport à la mission en elle-même, je dois reconnaitre que je comprends désormais les difficultés des professeurs à enseigner. Les enfants ont pour habitude d’être dispersés et les maintenir dans un état de concentration reste très délicat, sachant qu’ils testent nos limites autant que faire se peut.

Je pense avoir découvert une nouvelle octave après seulement une semaine de travail grâce à eux !

Concernant ma mission d’informaticien, je ne m’attendais pas à tant de travail et tout gérer semble à la limite de l’impossible tellement les demandes sont nombreuses. Cela n’enlève rien au plaisir que j’ai d’exercer, mais on ressent les effets de la charge de travail !

  • Ton ressenti à l’instant T de la mission et tes perspectives d’évolution.

Après un mois sur place, je suis tout à fait satisfait de mon engagement. On rencontre des gens formidables. Les volontaires se soutiennent entre eux psychologiquement et moralement, et les « anciens » sont toujours prêts à donner des conseils pour gérer une situation. Les enfants sont très attachés et n’hésitent pas à le montrer par grands gestes d’affections et par des invitations à rendre visite à leur famille. Il est magnifique de voir à quel point ils sont prêts à donner malgré leur manque de moyens. Le travail que j’effectue ici est un excellent entraînement pour le domaine des télécommunications dans lequel je souhaite exercer à la suite de ma mission, ce qui rend les perspectives pour la suite particulièrement intéressantes. Je compte bien profiter des vacances scolaires des élèves pour rechercher un travail pour ma rentrée en France mais cela viendra après la visite du pays bien entendu !

  • Tes éventuels conseils aux personnes qui souhaitent s’engager dans le volontariat.

N’ayez pas peur de l’aventure ! Le choc initial est très rapidement surmonté surtout lorsque l’on est bien entouré. Nouer des liens forts sur place est un excellent catalyseur pour donner le meilleur de soi-même. Etant donné l’environnement et le contexte dans lequel vous évoluerez, je pense que cela se fera sans mal. Si en plus vous décidez d’apprendre les bases de la langue locale, le respect viendra s’ajouter de façon marquante à toutes vos relations. Surtout ne vous braquez pas lorsque l’on vous fait une remarque, les traditions et les comportements sont souvent différents et malgré votre préparation, vous ne pourrez pas toujours savoir comment gérer une situation.

Avant de partir en mission, informez-vous bien des conditions climatiques pour prendre les affaires adaptées. Prenez contact avec les volontaires sur place pour savoir ce qu’il serait bon d’apporter (appareils électriques, prises, outils…) car ce sont les premiers confrontés aux difficultés, ils pourront donc vous renseigner sans mal !

Vous souhaitez partager vos compétences personnelles et professionnelles, découvrir d’autres cultures et vous enrichir humainement ?

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