Un jour, une mission : Ergothérapeute au Vietnam

26 octobre 2017Un jour, une mission : Ergothérapeute au Vietnam

Anne-Cécile a récemment débuté une mission de volontariat GINKGO au sein d’une association vietnamienne qui s’occupe de personnes handicapées, d’orphelins et d’anciens enfants des rues. Une des missions de l’association est de donner aux bénéficiaires un foyer afin de leur permettre de (re)trouver un équilibre personnel. Anne-Cécile nous livre les débuts de sa mission en tant qu’ergothérapeute.

Je m’appelle Anne-Cécile. Je suis ergothérapeute actuellement en mission au sein d’une ONG à Ho Chi Minh dans le sud du Vietnam. Cette association accueille des enfants défavorisés et des personnes en situation de handicap. Il y a trois centres : un foyer où les gens sont logés gratuitement, un centre de travail avec des ateliers pour les adultes en situation de handicap et un centre avec une école et des logements adaptés (avec un loyer symbolique) où certains bénéficiaires vivent avec leur famille.

Je travaille à la fois avec les adultes et les enfants en situation de handicap. J’essaie de leur permettre de participer aux activités qui sont importantes pour eux, d’une manière qui les satisfasse. Je suis logée en collocation avec d’autres bénévoles, dans un des centres de l’association.

Cela va faire un mois que je suis arrivée et ma plus grosse difficulté ici est la barrière de la langue. Les gens parlent peu anglais ou français. J’avais commencé à apprendre le vietnamien avant mon départ et je continue à prendre des cours ici mais mon niveau reste encore faible. Cela me limite dans mon travail, car je ne peux pas toujours interagir avec les bénéficiaires ou mes collègues, pour comprendre leurs attentes. C’est parfois un peu étrange, mais j’espère qu’avec le temps je vais pouvoir comprendre plus de choses et être capable de communiquer un peu plus. Je ne suis qu’au début de ma mission.

Ce premier mois aura déjà eu un impact positif sur moi, en me faisant découvrir tellement de choses, même dans le quotidien ! : la nourriture (les fruits sont délicieux au Vietnam !), les marchés de rue, le karaoké (le grand plaisir des Vietnamiens !), les rues bondées de motos, les petites bestioles plus ou moins sympathiques, la mousson qui inonde les rues parfois, la chaleur, etc. Ici, je suis constamment à la limite de ma zone de confort, ce qui est très enrichissant et qui va surement avoir un fort impact sur la personne que je serai après cette mission.

Au cours de ma mission, j’aimerais travailler à faciliter l’accès des personnes tétraplégiques à certaines activités (sport, balnéothérapie, fête …). En effet, les personnes qui me sont adressées sont, pour la plupart, tétraplégiques, c’est-à-dire qu’elles présentent des atteintes motrices à la fois aux bras et aux jambes. En comparaison, les personnes paraplégiques (qui présentent uniquement des atteintes aux jambes) sont souvent plus indépendantes et participent plus facilement aux activités de l’association.

Mes perspectives pour la suite ne sont pas en lien direct avec mon séjour au Vietnam. En effet, j’aimerais poursuivre mes études aux Etats-Unis, pour faire de la recherche.

Le volontariat est une expérience très enrichissante car il permet une vraie immersion dans la culture locale. On rencontre les Vietnamiens tels qu’ils sont, hors des zones touristiques. Cela demande une certaine flexibilité, mais on apprend beaucoup sur soi-même et sur d’autres manières de penser et de faire, et cela ouvre l’esprit. 

Le volontariat se prépare, tant matériellement que psychologiquement, mais il faut aussi accepter de faire un grand saut dans l’inconnu et être ouvert à toutes les surprises qui sont autant d’opportunités pour se construire personnellement. 

Si vous aussi, vous souhaitez vous engager dans une mission de volontariat, vous pouvez consulter nos offres ici. L’équipe de GINKGO vous accompagne dans votre démarche.